le tétou blog

Association de Soutien à l'Allaitement Maternel à Béziers

lundi 21 septembre 2009

AU MUSEE FAYET DE BEZIERS

Deux œuvres vues pendant les journées du patrimoine à Béziers

co-allaitement !

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La maternité, Injalbert, XIXème

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Une jeune mère, le sein découvert, jouant avec son bébé

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L'heureuse mère, Ernest Michel, fin XIXème

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samedi 6 juin 2009

MARC PILLIOT, PEDIATRE DEFENSEUR DE L'ALLAITEMENT MATERNEL

Source : Nord éclair, samedi 6 juin 2009

Pédiatre à Roubaix, le docteur Marc Pilliot est depuis toujours un homme engagé : président de l'ENVOL, l'association pour l'accueil et l'éveil du nouveau-né, ce Nordiste d'adoption est également à la tête de la Coordination française pour l'allaitement maternel (COFAM). En cette veille de fête des mères, il constate, intrigué, que les mamans ont de « moins en moins confiance en elles. » Rien d'étonnant dans une société où on leur en demande toujours plus.

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photo Sandrine Fraikin

Le docteur Pilliot est un ardent défenseur de l'allaitement maternel dont le premier bienfait, anti-infectieux, est souligne-t-il « archi prouvé » par de nombreuses études. Or, il reste encore beaucoup à faire pour le développer.

Vous présidez la Coordination française pour l'allaitement maternel (CoFAM). Qu'est-ce que c'est ?

Il y avait des accords internationaux pour que chaque état développe l'allaitement et en France, il ne se passait rien. Quelques professionnels avaient aussi entendu parler du label « Ami des bébés », décerné par l'UNICEF et l'OMS aux maternités développant une politique en faveur de l'allaitement maternel. Alors la CoFAM a été créée en 2000, pour promouvoir la semaine mondiale de l'allaitement maternel et faciliter les initiatives dans les maternités labellisées « Ami des bébés ». À partir de 2004, nous avons été sollicités pour sensibiliser les professionnels de santé sur l'allaitement autour de la naissance et amorcer une réflexion sur les pratiques mais en France, il y a du boulot.

Pourquoi ce militantisme ?

Je ne supporte pas les abus de pouvoir. Ça étouffe les enfants dans leur développement. Mais mon principal militantisme, c'est que les femmes qui ont envie d'allaiter puissent le faire.

Et quels sont les bienfaits de l'allaitement maternel ?

Sur le plan infectieux, ils sont archi-prouvés. Moins de diarrhées, d'otites, de mortalité infectieuse... Les bénéfices sont d'autant plus importants que l'allaitement est long. Il prévient aussi le diabète, des allergies, protège la maman du cancer des ovaires, de l'utérus ou de l'ostéoporose...

Encore faut-il pouvoir allaiter son enfant...

Oui alors j'informe, je conseille. Celles qui veulent continuer à allaiter en travaillant, je leur explique qu'elles peuvent dire à leur employeur qu'allaiter réduit de 30 % l'absentéisme, c'est moins de congés maladies ( rire). Par contre, celles qui allaitent longtemps, je ne vous dis pas les réflexions qu'elles entendent, notamment de la part de leur famille, du genre « Ton enfant ne va jamais se détacher de toi ».

Vous ne craignez pas de culpabiliser les mamans qui ne peuvent ou ne veulent pas allaiter, les « mères biberons » ?

Ce qui me choque, c'est que les mères sont amenées à faire un choix sans savoir. À la maternité, on leur demande seulement si elles veulent allaiter ou non. C'est une question fermée. Avant l'accouchement, bien en amont, on pourrait leur demander si elles y ont réfléchi, ce que ça implique... Il n'y a qu'un tout petit pourcentage de femmes qui ne peuvent réellement pas allaiter. Dans ce corps à corps avec le bébé, certaines peuvent craindre une trop grande fusion, une forme de cannibalisme... D'autres ne souhaitent pas allaiter leur premier enfant puis le font pour leur deuxième ou troisième enfant. L'accouchement et l'allaitement sont des chemins initiatiques. On découvre des choses sur soi.

Vous dites que les hôpitaux et maternités ne favorisent pas l'allaitement maternel. La France est-elle un cas particulier de ce point de vue ? 

C'est une spécificité française, en effet. On a eu des nourrices jusqu'au XIXe siècle, puis Pasteur et le lait stérilisé. En France, le féminisme a voulu positionner la femme à l'égal de l'homme. Ailleurs en Europe, le féminisme était identitaire. Les femmes disaient : « Nous voulons des droits mais restons des femmes ». Tout cela change ; grâce aux parents. qui lisent beaucoup, et grâce à la loi Kouchner qui a donné des droits aux patients.

Lire l'article intégral http://www.nordeclair.fr/Actualite/P_tits_dej_Nord_eclair/2009/06/06/marc-pilliot-pediatre-pour-ne-pas-quitte.shtml

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samedi 16 mai 2009

CHERES VISITES...

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Rachèle

Vous venez nous voir, bébé et moi, à la maternité ou à la maison. Comme c'est gentil !
Mais... comment dirais-je, cela m'est un peu... un peu difficile de vous faire la conversation en dégrafant mon soutien-gorge de l'air le plus naturel du monde.
Je vous promets que si vous m'invitez à manger dans quelque temps, nous serons un peu plus à l'aise. Tiens, ça c'est une idée à retenir, nous inviter à manger. Moi et mon bébé, nous aimons bien faire un petit tour et puis, c'est toujours agréable de se faire servir un bon repas quand on est justement fatigué de ces premières semaines au rythme soutenu. Quant au papa, ça lui fera toujours ça de moins à faire.
En attendant, soyez gentils, ne m'en veuillez pas si je demande à m'isoler pendant la tétée. J'ai besoin d'apprendre.
Finalement, c'est dommage, si vous vous y connaissiez tous un peu plus, je me sentirais peut-être un peu moins déplacée.
C'est gentil de m'offrir des bouquets, mais faites-moi cette fleur : souhaitez-moi bon allaitement, ça me fera tellement chaud au coeur !


Extrait de Guide de l'allaitement et du sevrage de Pascale Walter

Je lis ce livre en ce moment et ce passage m'a beaucoup parlé. Si j'avais pu le lire avant l'accouchement j'aurais moins souffert de culpabilité d'avoir fait le tri dans mes visites. Aussi, il m'aurait permis de dire avec des mots simples ce que je ressentais. J'espère que la lecture de cet article pourra aider de jeunes mamans.
Nadège, maman de Rachèle (9 mois)

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lundi 2 mars 2009

IL FAUT ALLAITER PLUS LONGTEMPS

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Source : Le Parisien (02/03/2009)

On ne les attendait pas forcément sur ce terrain-là. En votant en fin de semaine dernière à l’unanimité un rapport sur l’allaitement maternel, les sages de l’Académie de médecine, d’ordinaire si mesurés, se font désormais militants de l’alimentation au sein des nourrissons.
Plus étonnant encore, ils vont jusqu’à préconiser un allongement du congé maternité postnatal (quatre mois minimum voire six) pour que les bébés nourris exclusivement par leur maman aient le temps de tirer tout le bénéfice de ce lait aux vertus protectrices reconnues.

Pour les éminents médecins de l’Académie, il existe en effet « une discordance entre les deux mois et demi postnataux actuels d’arrêt de travail et les six mois préconisés par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ».
Après un long règne sans partage du biberon, l’allaitement fait un retour en grâce chez les jeunes mamans depuis une petite dizaine d’années. De plus en plus de bébés tètent le sein de leur mère au cours de leurs premières semaines. Hélas, regrettent les médecins, elles sont trop nombreuses à abandonner rapidement de retour à la maison, souvent avant un mois et demi d’allaitement laborieux et sans plaisir.
«Mais comment leur en vouloir ? s’emporte le professeur Bernard Salle, pédiatre en néonatalogie à Lyon. Elles n’ont généralement reçu aucun conseil, personne n’est là pour les aider… En outre, à peine ont-elles trouvé le bon rythme qu’elles doivent déjà songer à arrêter pour reprendre le travail, seulement deux mois et demi après l’accouchement. »

« Il faut des conseillères en allaitement dans toutes les maternités pour parler »

Les médecins eux-mêmes n’hésitent pas à faire leur mea culpa et considèrent que c’est l’ensemble de la profession paramédicale qui doit désormais faire des efforts pour informer les jeunes mamans et leur faciliter la tâche. « Il faut des conseillères en allaitement dans toutes les maternités pour prendre le temps de parler », continue Bernard Salle, rédacteur du rapport de l’Académie.
Des mesures essentielles, estime-t-il avec ses collègues, pour que la France, qui peine à dépasser le seuil des 15 % de femmes allaitantes six semaines après l’accouchement, rejoigne le niveau des pays du nord de l’Europe. Dans ces régions, plus de 80 % des nourrissons sont encore exclusivement nourris au sein à l’âge de 6 mois.

Laure Pelé

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Pour appronfondir le sujet :

L'alimentation du nouveau-né et du nourrisson

(Académie de Médecine / rapport adopté le 24/02/2009)

dimanche 21 décembre 2008

ALLAITER PENDANT LES FÊTES

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La Vierge au coussin vert, Andrea di Bartolo Solari, vers 1510

Ces jours-ci, les femmes qui allaitent vont être particulièrement mises à l'épreuve du regard des autres... La période des fêtes de Noël est propice aux rencontres familiales et tout le monde va avoir son mot à dire sur la façon de faire avec le bébé...

Encore il tète !... (un grand classique)

Et tu as assez de lait toi, parce que moi j'ai dû le sevrer, en plus mon lait n'était pas bon, etc etc etc.

Le bébé a environ 6 mois : Tu ne lui donne rien à manger ! (réflexion stupide : le sein contient du lait maternel, donc de la nourriture, pas de l'eau !)

Tu as l'air fatiguée, moi je me souviens, ça me crevais l'allaitement, etc etc etc. (comment lui expliquer que ce n'est pas l'allaitement qui fatigue mais le fait de s'occuper d'un bébé toute la journée !)

Une belle-mère (par exemple...) est penchée au-dessus de votre épaule Et on dirait qu'il avale rien là, tu es certaine d'avoir du lait ?

Mais il a faim ! Tu entends comme il pleure, c'est de la faim, tu devrais lui donner un biberon, au moins tu saurais ce qu'il prend...

Et l'on pourrait continuer à faire une longue liste de toutes les petites phrases assassines que la famille, la belle-famille, les amis vont dire aux mamans qui allaitent tranquillement leur bébé... tranquillement jusqu'au moment où ces paroles viennent s'insinuer dans un mental fragilisé par l'émotivité de la maternité, par la fatigue aussi, bien compréhensible, et non imputable au seul allaitement... Alors que tous ces gens - bien intentionnés, cela va de soi - pourraient simplement encourager les jeunes mamans qui allaitent dans une des périodes les plus sacrées de la vie d'une femme. "Mais les braves gens n'aiment pas que... l'on suivent une autre route qu'eux..."

Pour 2009, formulons le souhait que l'allaitement soit mieux respecté...

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lundi 1 décembre 2008

UNE HISTOIRE DE L'ALLAITEMENT

Une idée de cadeau !

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Didier Lett et Marie-France Morel

Editions Lamartinière,

158 pages richement illustrées

Cet ouvrage magnifique, à la fois livre d’art et livre d’histoire, nous propose de parcourir l’histoire des représentations de l’allaitement.

Résumé du livre

Une femme allaite son enfant... ce geste si simple, si universel, a suscité d'innombrables représentations picturales. Du culte d'Isis aux allégories nourricières, des Vierges à l'enfant aux mères montrées dans leur vie quotidienne, cette scène chargée d'émotion traverse toute l'histoire de l'art. Mais l'allaitement eut aussi une histoire contrastée, révélatrice de l'évolution de la place des bébés dans notre société. En retraçant la vie des mères et des nourrices d'autrefois, et en éclairant la signification des images sacrées, profanes et populaires de l'allaitement, cet essai illustré apporte une contribution particulièrement originale à l'histoire de la maternité.

vendredi 26 septembre 2008

ALINA REYES ET L'ALLAITEMENT

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Deschamp, 1993

Mon deuxième fils ne rencontra pas ces difficultés, puisque mes seins avaient été pourvus de tétons confortables par son frère aîné. Mais c'était un goulu, et je me faisais toujours attraper par les sages-femmes de la clinique, qui le pesaient avant et après chaque tétée, et trouvaient qu'il prenait trois fois trop de lait. "Pourtant je ne l'ai pas laissé longtemps", me défendais-je mollement. Mais franchement, qui aurait eu le cœur de sortir du sein un bébé qui tétait avec un si bel entrain ?

(…) A la naissance de mon quatrième fils, une sage-femme de la maternité voulut absolument m'apprendre comment le mettre au sein, à quelle fréquence, etc. C'était le quatrième enfant que j'allaitais, je n'avais nul besoin de leçons, et je lui dis gentiment. Mais elle s'entêtait, tant il est vrai que le corps médical considère que votre corps lui appartient.

Extrait de Corps de femmes, Ed. Zulma, 1999.

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