samedi 14 novembre 2009
CITATION
"La supériorité de l'allaitement au sein
sur le biberon
réside
essentiellement
dans le fait que son emballage
est plus agréable à l'œil."
Marcel Etienne Grancher
(journaliste et écrivain lyonnais, 1897-1976)
vendredi 6 novembre 2009
PRIERE DE NE PAS DERANGER

(photo in Eco Child's Play)
Ce
temps volé à aimer en silence, je le porterai en moi jusqu'à ma mort.
Ce temps de peau, de succion, de lèvres humides, de regards saouls,
de
goutte de lait qui roule vers le menton,
cette petite main qui
s'accroche,
cette parenthèse de confiance et d'abandon,
de rots qui
délivrent,
je l'emporte au paradis comme un souvenir entre l'écrin de
mes deux seins.
Prière de ne pas déranger.
Josée Blanchette
(chroniqueuse québécoise)
samedi 24 octobre 2009
ALLAITER D'UN SEUL SEIN ?
Tamara de Lempicka
C'est une question que l'on peut se poser à un moment donné de son allaitement, pour diverses raisons. Qu'il s'agisse d'une douleur persistante et insupportable au mamelon ou au sein (crevasse, mastite), de différences anatomiques très importantes entre les deux seins, de l'ablation d'un sein dans un cas extrême, d'un bambin qui refuserait momentanément un sein au profit de l'autre... Dans tous ces cas on peut allaiter avec un seul sein.
Comment est-ce possible ? Lorsque le bébé tète moins (ou plus du tout) d'un côté et que le sein est de ce fait moins (ou plus du tout) stimulé, la production lactée diminue ou se tarit de ce côté seulement. Quant à l'autre sein, il s'adapte à une plus grande demande en augmentant la quantité de lait fabriqué. Les mères de jumeaux n'ont finalement qu'un sein pour chaque bébé et allaitent sans problème. Les mères de triplés quant à elles, qui ont moins d'un sein par bébé, si l'on peut dire (!) peuvent également parfaitement nourrir leur bébé. Rappelons-nous qu'autrefois les nourrices allaitaient plusieurs enfants !
Cependant, si le passage à un sein unique pour allaiter se fait trop rapidement, sans transition, il y a risque d'engorgement. Dans ce cas, il s'agit de calmer l'engorgement à l'autre sein sans stimuler pour ne pas accroître le problème (pas de massage mammaire, pas de tire-lait) avec l'application par exemple de feuilles de chou (voir l'article Feuilles de chou et "montée de lait") sauf bien entendu si la maman souhaite entretenir sa production de lait au sein non tété, comme dans le cas d'un refus momentané de la part de l'enfant.
Dans certains cas exceptionnels, des mamans qui ont allaité d'un seul sein ont rencontré des problèmes de sensibilité extrême, voire de
crevasse. Est-ce à cause de la trop grande sollicitation ? D'un positionnement incorrect du bébé ? De mamelons fragilisés par des retraits trop violents de la bouche du bébé ? On peut se poser ces questions au regard des pratiques d'allaitement dans certaines tribus africaines où les bébés tètent plus de 90 fois par jour sans nuire aux mamelons de leurs mamans. Le corps de la femme moderne serait-il plus fragile ?...
Pour d'autres mamans, le fait d'allaiter d'un seul sein peut présenter un désagrément d'ordre esthétique. L'asymétrie que cela engendre étant plus difficile à assumer dans notre société où l'on prône la perfection. En dehors de ces considérations il est vrai que sous un joli vêtement avoir un sein plus petit que l'autre peut être pénible à vivre... Sachant que cela est transitoire, des mamans trouvent, en attendant et avec humour, des solutions en rembourrant le bonnet trop grand de leur soutien-gorge avec du coton par exemple.
Avec un ou deux seins, à chacune ses choix et ses solutions !
mardi 20 octobre 2009
ECHOS DES RENCONTRES D'OCTOBRE 2009
Faire face au regard des autres est un thème récurrent pendant les rencontres...
S. allaite son bébé de 4 mois. Elle est venue parler notamment de ses difficultés à faire accepter son allaitement par son entourage qui juge qu'il est temps "qu'elle passe à autre chose". En somme on lui fait comprendre qu'il est temps qu'elle redevienne "femme"... Cette maman est déterminée à suivre son instinct pour s'occuper de son bébé comme elle le souhaite mais ses choix l'obligent en quelque sorte à se couper d'une certaine vie sociale au regard des pressions et de l'incompréhension auxquelles elle se heurte.
C. allaite son bambin de 19 mois et connaît bien ce problème avec sa famille proche. Sa mère (elle-même allaitée 3 ans) et sa sœur (qui n'a pas d'enfant) sont en effet farouchement "contre" l'allaitement. Heureusement que sa grand-mère, qui, en son temps, a allaité longtemps ses enfants, l'encourage et la soutient.
N. allaite sa fille de 14 mois et a régulièrement rencontré des difficultés pour assumer son allaitement et son maternage lorsqu'elle est confrontée au regard de certaines personnes. Pour cette maman, être par exemple invitée à un repas par son entourage familial et amical c'est comme partir sur le front... un véritable combat pour ne pas céder et s'écrouler face aux regards, aux remarques, aux réactions hostiles.
A. qui a allaité son fils 2 ans et V. qui allaite toujours sa fille de 3 ans 1/2 font part de leurs solutions : laisser dire les gens et ne pas trop parler de son allaitement (sauf avec des personnes bienveillantes), le temps fera le reste, quand on allaite longtemps les gens cessent de questionner, d'importuner la maman comme s'ils pensaient que le cas est désespéré !
Un bébé qui régurgite subitement... pourquoi ?... que faire ?...
V., allaite son bébé d'un mois et demi. Depuis 15 jours, il régurgite la journée mais pas la nuit. Le problème est-il dû au réflexe d'éjection fort ? Apparemment non. La position allongée conviendrait-elle mieux ? La maman a essayé la journée, mais cela ne réduit pas les régurgitations. Depuis 2 jours, elle semble avoir trouvé une solution : après la tétée, le fait d'allonger son bébé dans le transat quelques instants et de le prendre ensuite sur ses genoux en position verticale provoque un rot libérateur sans provoquer le rejet du lait.
Douleurs persistantes au sein...
A. allaite son bébé de 3 mois malgré des douleurs et une crevasse au sein droit qui tardent à disparaître. Pour le moment elle ne peut pas se passer de bouts de sein en silicone qui atténuent les douleurs. Elle essaie régulièrement de donner le sein sans les bouts de sein mais elle peine beaucoup et doit finalement continuer à les utiliser. Elle ne s'attendait pas à cet allaitement difficile, ayant allaité son fils 3 ans sans difficulté. Venir aux rencontres du Tétou lui permet d'exprimer son désarroi, sa déception et de trouver de l'aide pour surmonter peu à peu ses difficultés.
à bientôt pour d'autres échos !
jeudi 15 octobre 2009
EST-CE QUE MON LAIT EST BON ?

Te respirer, KO
La maman d'un bébé de 10 jours se demande si son lait est bon. Cette petite fille réclame beaucoup et pleure si on la pose dans son lit après la tétée. Elle est née 3 jours après le terme, l'accouchement par voie basse s'est bien passé et elle n'a reçu ni complément ni sucette. Selles et urines sont, depuis, bien présentes et la qualité de la tétée a été vérifiée par une sage-femme la veille de l'appel. Cependant, ce bébé n'a pas encore tout à fait repris son poids de naissance.
La maman a l'impression qu'elle ne sait pas décoder les besoins de son bébé. « Je ne sais pas répondre autrement qu’en lui donnant le sein ». Certaines tétées "se passent bien", le bébé s'endort repu, décontracté, notamment le matin et la nuit mais dans l'après-midi et la soirée les choses se gâtent pour la maman car sa petite pleure dès qu'elle la retire du sein et elle ne sait pas quoi faire pour la calmer. Hier, ne sachant plus que faire et suivant certains principes qu'elle avait entendu, elle a l'a laissée pleurer "parce que ça ne faisait pas 2 heures au moins". Aujourd'hui, elle s'est décidée à laisser son bébé téter plus souvent "toutes les une heure et demi" quand elle réclamait.
Cette maman est découragée et prête à abandonner l’allaitement pour donner des biberons de lait artificiel. C’est son premier bébé, elle ne s’attendait pas du tout à « ça » et pense du coup que cette situation n’est pas normale. Les pleurs lui renvoient une mauvaise image d’elle-même et remettent en question la qualité de son lait.
Du point de vue du comportement du bébé, tout est pourtant normal. Ce bébé n’ayant pas encore repris son poids de naissance, il réclame beaucoup une grande partie du temps pour stimuler la production de lait. C’est, on pourrait dire, comme une poussée de croissance extraordinaire qui va se prolonger tant que les besoins physiologiques du bébé ne seront pas satisfaits. Mais cela ne convient pas forcément à la maman qui espérait que son allaitement se passerait autrement…
Cette maman a tendance à minimiser ses compétences, d’autant plus qu’elle n’est pas soutenue et que face aux pleurs de son bébé elle se sent impuissante. Pourtant ses compétences de mère sont évidentes : elle sait observer son bébé, la déglutition, les urines, les selles, elle connaît l’évolution de ses demandes, les moments où les tétées sont plus paisibles, elle sait instinctivement quand elle peut changer de sein ou au contraire prolonger la tétée. Jour après jour, elle découvre son véritable travail de maman, au travers de l’observation, de l’écoute, elle apprend à connaître son bébé mais le chemin n'est pas régulier car le bébé évolue et il y a toujours des moments plus difficiles que d’autres. Toutes les jeunes mamans connaissent des périodes pénibles et de découragement. Personne ne l’ayant encore rassurée sur ce point c’est la raison pour laquelle elle ressent tant de désarrois, se pose tant de questions, perd sa confiance et se demande si elle fait « bien ».
Cette jeune mère fait du mieux qu’elle peut, et elle a énormément besoin d’être encouragée et soutenue.
lundi 28 septembre 2009
L'ALLAITEMENT LONG DIMINUE LE RISQUE DE CANCER DU SEIN

photo Raphaël Goetter, polychromies
Source Institut National du Cancer
L'allaitement est un facteur protecteur du cancer du sein. Allaiter diminue le risque de cancer du sein (pour la femme qui allaite, pas pour son enfant) et cette diminution est d'autant plus forte que la durée cumulée d'allaitement est longue.
Impact de l'allaitement sur le risque de cancer
L'allaitement diminue le risque de cancer du sein (pour la femme qui allaite, pas pour son enfant). Cette diminution du risque de cancer du sein est d'autant plus forte que la durée cumulée d'allaitement est longue (cumulée, c'est-à-dire que l'on additionne la durée de l'allaitement pour tous les enfants de la femme considérée). L'allaitement n'a pas d'impact sur les autres types de cancer.
Comprendre les mécanismes de protection
On quantifie la diminution du risque de cancer du sein avec l'allaitement en fonction de sa durée cumulée. Cette notion désigne la somme des périodes passées à allaiter l'ensemble des enfants d'une femme. Ainsi, en terme de diminution de risque, une femme ayant allaité un seul enfant pendant un an aura la même diminution de risque qu'une femme ayant allaité deux enfants pendant 6 mois chacun. La durée cumulée d'allaitement est pour cet exemple de 12 mois.
Sous cet angle de vue, on évalue une diminution du risque de cancer du sein de l'ordre de 4-5% pour une durée cumulée de 12 mois. Une femme allaitant son (ses) enfant(s) pendant une durée totale de 18 mois verra son risque de cancer du sein diminuer d'environ 6-7%.
Avant la première grossesse à terme, les cellules mammaires ne sont
pas encore différenciées. On entend par ce terme que leur rôle
définitif n'est pas encore déterminé. Elles sont proches à ce stade de
cellules souches instables et plus fragiles. Quand une première
grossesse est menée à terme, la différenciation des cellules mammaires
s'effectue. Les cellules mammaires se stabilisent en acquérant leur
fonction finale et sont moins enclines à subir des mutations génétiques
pouvant aboutir à une cancérisation des cellules.
La lactation se superpose à ce phénomène et agit selon plusieurs mécanismes possibles :
- elle complète la différenciation des cellules mammaires ;
- elle diminue l'imprégnation estrogénique aussi longtemps que dure l'allaitement ;
- elle permettrait l'évacuation de cancérogènes présents dans les cellules mammaires.
C'est probablement le deuxième mécanisme qui explique le mieux l'impact de l'allaitement sur le risque de cancer du sein. En effet, l'imprégnation hormonale et spécifiquement estrogénique que vit une femme au cours de sa vie (entre la puberté et la ménopause) conditionne en partie son risque de cancer du sein. Plus l'imprégnation estrogénique est importante, plus le risque de cancer du sein augmente. Inversement, plus cette imprégnation est réduite, moins le risque est important. Les grossesses représentent des périodes de diminution de l'imprégnation estrogénique. Cette diminution est maintenue pendant l'allaitement.
Sources
- Bernier MO, Plu-Bureau G, Bossard N, Ayzac L, Thalabard JC. Breastfeeding and risk of breast cancer: a metaanalysis of published studies. Hum Reprod Update. 2000;6(4):374-86.
- Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer. Breast cancer and breastfeeding: collaborative reanalysis of individual data from 47 epidemiological studies in 30 countries, including 50302 women with breast cancer and 96973 women without the disease. Lancet. 2002;360(9328):187-95.
- Helewa M, Levesque P, Provencher D, Lea RH, Rosolowich V, Shapiro HM; Comité sur les Maladies du Sein, Comité Exécutif et Conseil des Obstétriciens et Gynécologues du Canada. Cancer du sein, Grossesse et Allaitement. J Obstet Gynaecol Can. 2002;24(2):164-80
lundi 14 septembre 2009
LES BIENFAITS DE L'ALLAITEMENT SUR LA MACHOIRE DU BEBE
source : Fédération Française d'Orthodontie
Les bienfaits de l’allaitement maternel d’un point de vue nutritionnel sont actuellement bien connus et admis par toute la communauté médicale : si l’on sait que le poids du bébé triple au cours de sa première année, que sa taille augmente de 50 % et que le poids de son cerveau croît de 2 grammes par jour, on s’aperçoit que l’enjeu est d’importance. De plus, on sait aussi que ce lait maternel réduit les risques d’allergies et d’infections gastro-intestinales, prévient le surpoids.
Pour un développement harmonieux du visage
Par contre, ce que l’on sait moins, c’est que l’allaitement maternel favorise le développement harmonieux du visage de l’enfant. En effet, la tétée au sein, contrairement à la tétée au biberon, nécessite une gymnastique musculaire intense. Le bébé happe le sein, avance sa langue et sa mâchoire inférieure et serre énergiquement le mamelon contre son palais pendant qu’il serre les lèvres pour maintenir ce mamelon dans sa bouche. La tétée au sein se fait dans un mouvement complexe mettant en jeu tous les muscles de la langue, des joues, des lèvres et des mâchoires.
Or, à sa naissance, le bébé a pratiquement toujours un menton en retrait et c’est cette gymnastique effectuée lors de la « traite du sein » qui va remodeler son profil.
Par ailleurs, les pressions exercées à l’intérieur de sa bouche vont développer également les maxillaires dans toutes leurs dimensions, préparant ainsi les arcades dentaires à recevoir les futures dents.
Pour une meilleure ventilation
Ce mode d’allaitement a également un autre avantage : il oblige le nourrisson à ventiler par le nez. Il contribue donc à l’apprentissage de ce mode de ventilation. A l’inverse, quand le bébé prend le biberon, il peut avaler et ventiler alternativement par le nez et par la bouche car le biberon ne nécessite ni fermeture labiale hermétique ni travail musculaire important.
Donc, après un rhume par exemple, l’enfant peut conserver ce mode de ventilation par la bouche avec les inconvénients que l’on connaît. Par ailleurs, la tétée du sein, par le travail musculaire intense qu’elle demande, fatigue le bébé qui, épuisé, s’endort ainsi plus facilement, sans prendre son pouce. La première année de la vie est une période de croissance exceptionnellement intense et rapide, durant laquelle il est souhaitable que le nourrisson bénéficie de tous les stimuli nécessaires à une croissance faciale optimale. L’allaitement au sein prolongé, de 6 à 12 mois, sans éliminer tous les risques de voir apparaitre des malpositions dentaires, peut constituer un moyen de prévention simple, et agréable, de ces malpositions si répandues de nos jours.
par les Docteurs Jacqueline Kolf et Jean-Louis Raymond, membres de la FFO
mercredi 9 septembre 2009
MERCI MAMIE
Rachèle et sa mamie
... ça y est, j'ai osé... ne pas être là toute une nuit. Bébé a bientôt 13
mois et je lui ai fait vivre sa première nuit sans tétou (quelle mère
indigne je fais !). Nous connaissons toutes ce besoin de retrouver
notre couple après bébé (comme s'il avait disparu...bref) et à
cette occasion un petit week-end en amoureux peut s'imposer. C'est ce
qui fut mon cas l'instant d'une soirée et d'une nuit.
C'est mamie la gardienne de cette nuit sans sommeil pour elle ou
presque. Bébé s'est bien endormie, toute blottie dans les bras de
mamie, et dans la nuit... alors que le sein tant désiré n'était pas à
ses côtés (si, si, elle l'a cherché...), à 2h du matin, sans
chagrin, un jus de pomme avalé et bébé s'est rendormie. Merci mamie...
Quant à moi, au levé du jour, je me suis retrouvée, comme aux premiers
jours, avec des seins tout engorgés ! L'enchantement s'était dissipé.
Quelle idée...
Nadège, maman de Rachèle
mardi 25 août 2009
BEBE QUI HURLE PENDANT LA TETEE
La nourriture affective, KO, http://kocreations.canalblog.com/
La maman d'un bébé de 25 jours est désemparée. Pendant les tétées, son bébé se tord en tous sens et hurle entre deux gorgées. Bien que son entourage lui dit que cela va passer, elle pense que son bébé a un problème, peut-être souffre-t-il en avalant le lait... Ce comportement avait un peu cessé à la suite d'une prescription de C*** par le pédiatre mais finalement le problème persiste. La maman donne un sein par tétée mais si le bébé réclame
au bout d'une heure, elle donne l'autre sein. Elle constate que son lait
jaillit très fort, arrosant parfois le visage du bébé. En plus de son inconfort au sein, ce bébé a depuis quelques jours des selles vertes. En ce qui concerne la prise de poids, tout va très bien, le bébé a déjà beaucoup grossi.
Apparemment, cette maman a un réflexe d'éjection fort (REF), qui incommode son bébé au point de le signaler très clairement par des cris pendant la tétée. Dans ce cas de figure, le problème est accentué par le fait que les seins sont trop stimulés. Dans un cas comme celui-ci, il est fortement conseillé d'attendre au moins 2 heures (voire 3h) avant de changer de sein. Lorsque le flux est trop fort, on peut laisser s'écouler le lait quelques instants puis remettre le bébé au sein. Les positions peuvent également aider à diminuer la force du flux de lait : tétées allongées (bébé et maman sur le côté) ; bébé couché sur le ventre de la maman (couchée à plat dos) ; bébé à cheval sur une cuisse de la maman (en position assise). Les selles vertes sont très souvent la conséquence d'un REF (cependant les selles vertes peuvent avoir d'autres causes comme certains aliments ou médicaments absorbés par la mère). En effet, un bébé qui reçoit de grandes quantités de lait absorbe du même coup beaucoup de lactose que l'estomac ne peut pas totalement digérer, d'où des gazs intempestifs pour le bébé, fameuses coliques qui s'estompent au fil des semaines.
Le REF est donc un problème à ne pas négliger. Bien que la plupart des bébés réussissent à gérer le flux de lait en grandissant, d'autres finissent par refuser le sein ou ne l'accepter qu'en état de demi-sommeil.
lundi 10 août 2009
JAILLISSEMENT
Alonso Cano, La vision de Saint Bernard, vers 1656-1660
Des seins engorgés sont plus voluptueux, déclarent de nombreux maris dont la femme allaite un nouveau-né. Certains sont surpris par la façon inhabituelle dont réagissent les tétons de la femme pendant les rapports sexuels. Le lait jaillit littéralement au moment de l'orgasme. On peut voir dans ce jet lacté la récompense à un zélé serviteur, si on le rapproche de la légende de saint Bernard (1091-1153), qui avait toujours voué un culte particulier à la Vierge. Un jour, pour le récompenser de sa ferveur, elle pressa son sein et dirigea un jet vers sa bouche, qu'il reçut à trois reprises. C'est dit-on à partir de cet orgasme mystique qu'il devint l'une des plus grandes figures militantes de l'Église du XIIème siècle. Les jets de lait sont à l'origine de bien des satisfactions. Ceux de Maya, divinité hindoue, n'ont-ils pas donné la "mer de lait", matière première de toute chose ? Les grecs anciens ne voyaient-ils pas l'origine de l'Univers dans un immense jet de lait issu du sein d'une déesse ? Les Dogons du Mali n'imaginent-ils pas la création du monde à partir d'une énorme goutte de lait ?
Extrait de Les seins : Encyclopédie historique et bizarre des gorges, mamelles, poitrine, pis et autres tétons de Martin MONESTIER (Le Cherche Midi Editeur)











