le tétou blog

Association de Soutien à l'Allaitement Maternel à Béziers

samedi 26 septembre 2009

COMMUNIQUE DE LA COFAM SUR LA GRIPPE A(H1N1) 2009

A propos de la grippe A(H1N1), de nombreux communiqués ont déjà été publiés.
Toutefois, la Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM)
souhaite souligner plusieurs points :

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1. Dans les circonstances actuelles, il persiste encore de nombreuses incertitudes sur l’évolution de la pandémie et sur l’efficacité des vaccins. Il s’agit donc de se préparer avec « modération », sans affolement, ni psychose.

2. La clinique de la grippe A(H1N1) est similaire à celle de la grippe saisonnière : début brutal avec fièvre supérieure à 38°, courbatures, fatigue associées à des signes respiratoires (toux ou gêne respiratoire). Chez le jeune enfant, on peut observer des troubles digestifs et, parfois, un mauvais état général. Un malade atteint de la grippe A(H1N1) n’est pas un « pestiféré » : pour le moment, cette grippe ne semble pas plus dangereuse que les grippes saisonnières.

3. Toutefois sa très forte contagiosité peut créer des difficultés : d’une part, plus les malades sont nombreux et plus les sujets fragiles risquent d’être atteints par le virus et, d’autre part, un très grand nombre de malades dans le même temps peut désorganiser les familles et la société, pouvant créer ainsi des difficultés économiques supplémentaires. Par ailleurs, le malade étant contagieux déjà un jour ou deux avant le début des symptômes, cela complique les mesures de prévention.

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4. Comme pour les grippes saisonnières, les risques de la grippe A sont la décompensation d’une maladie sévère déjà existante, la surinfection bactérienne (qui nécessitera des antibiotiques) et l’infection pulmonaire directe par le virus. Celle-ci est rare, mais serait plus grave avec le virus A(H1N1) qu’avec les virus des grippes saisonnières.

5. Enfin, parmi les sujets à risques, les femmes enceintes et les jeunes nourrissons sont plus exposés aux surinfections et aux complications graves.

6. Devant cet état de faits, les réponses médicales sont nécessaires, mais il est tout aussi indispensable que chacun fasse preuve de solidarité et de « souci de l’autre » pour éviter les dérives. Cela veut dire qu’il faut commencer par se poser les questions : « Qui est vulnérable dans mon entourage ? Qui aura besoin de soutien en cas de forte épidémie ? » Cela signifie aussi qu’il faut éviter autant que possible les contacts inutiles avec les sujets fragiles : se dire bonjour sans se serrer la main et sans embrassades, limiter les visites en maternité (seulement la famille proche, non malade), rester prudent dans les contacts avec les familles où il y a une femme enceinte ou un jeune nourrisson, garder la mère et son nourrisson en grande proximité et encourager le peau contre peau fréquent, éviter de partager les jouets et autres objets ayant un contact avec le bébé, protéger son entourage quand on tousse (mouchoirs, lavage des mains, voire masques).

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7. Dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de rappeler l’effet très protecteur de l’allaitement maternel : le lait de mère est antimicrobien et antiviral ; il permet de moduler l’immunité de l’enfant ; il diminue très nettement la vulnérabilité des enfants aux infections ainsi que les hospitalisations pour troubles respiratoires. Les bénéfices sont optimaux lorsque l’allaitement est exclusif jusqu’à six mois, mais l’allaitement partiel (c’est-à-dire en association avec d’autres liquides) peut apporter un certain degré de protection. Les professionnels de santé doivent donc encourager les mères à allaiter et les aider à poursuivre sereinement leur allaitement. En cas de difficultés, puisque les professionnels ont peu ou pas de formation initiale sur la lactation, il ne faut pas hésiter à solliciter l’avis d’un(e) consultant(e) en lactation et/ou l’aide d’une association locale de soutien. Dans le même esprit, les entreprises devraient faciliter le maintien de l’allaitement maternel pour leurs employées reprenant le travail après le congé de maternité.

8. Si la mère est malade, il est fortement recommandé qu’elle continue d’allaiter son bébé en augmentant la fréquence des tétées.
- Il n’y a pas lieu de séparer la mère et l’enfant, le lait maternel apportant une couverture immune parfaitement adaptée à l’environnement microbien et viral de la mère (par le biais du cycle entéro-mammaire).
- En cas de fièvre maternelle élevée et de grande fatigue, il convient de faire attention au partage de lit, en particulier avec un nourrisson de moins de 6 mois. Il est préférable de reposer le bébé dans son lit, placé à côté du lit de la mère.
- Contrairement à ce qui a été écrit, il n’est pas nécessaire de tirer le lait de la mère pour le donner séparément : la mise en oeuvre d’une telle pratique est trop compliquée par rapport aux bénéfices attendus ; de plus, elle est trop anxiogène et risquerait de contrarier la lactation. Le tire-lait sera utilisé seulement si la mère est trop malade pour arriver à mettre son bébé au sein en toute sécurité, ou si le bébé est trop malade pour pouvoir téter efficacement. (Centers for Disease Control and Prevention & Academy of Breastfeeding Medicine)
- Le traitement par les antiviraux Tamiflu (oseltamivir) ou Refenza (zanamivir), recommandés dans certains cas de grippe A(H1N1), est compatible avec l’allaitement. Le paracétamol pour la fièvre et l’ibuprofène pour les douleurs musculaires peuvent être utilisés. Les produits contenant de l’aspirine seront évités.
- Bien évidemment, la maman malade respectera les règles d’hygiène : lavage des mains très soigneux avant chaque tétée et dans la journée, port d’un masque pour protéger l’entourage, y compris lorsqu’elle allaite son bébé, désinfection régulière des jouets du bébé.
- Dans le cas particulier d’une mère qui a de la fièvre, des frissons, des courbatures, une grande fatigue, mais pas de toux et avec une douleur et/ou une zone indurée dans un sein, il s’agit probablement d’une mastite (inflammation du sein) et non pas d’une grippe. La poursuite de l'allaitement est possible et même recommandé pendant le traitement d'une mastite. Si besoin, le médecin pourra se rapprocher d'un(e) consultant(e) en lactation ou d'une association de soutien pour plus d'informations.

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9. En cas de contamination maternelle du péripartum, la situation sera gérée au « cas par cas », en fonction de l’état de la mère et en étant particulièrement vigilant sur le lavage des mains et sur le port du masque chez la mère. L’effet protecteur du lait maternel, et notamment l’extraordinaire capacité anti-infectieuse du colostrum, seront mis en balance avec un éventuel risque de contamination.

10. Si le nourrisson est atteint de grippe, la poursuite de l’allaitement est fortement recommandée. Le port de masque est conseillé pour un enfant, mais impossible à appliquer chez un nourrisson. En cas de suspicion de grippe avant un an, une consultation à l’hôpital est essentielle afin de confirmer le diagnostic par un prélèvement et de donner un traitement éventuel, seulement à bon escient (traitement peu validé à cet âge).

11. Enfin, ce n’est pas le rôle de la CoFAM de donner des recommandations pour la vaccination. Toutefois, signalons que la vaccination est possible chez une femme qui allaite. Mais les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre la grippe A(H1N1). Par ailleurs, il n’y a pas de données suffisantes, pour le moment, sur les vaccins H1N1-2009.

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samedi 6 juin 2009

MARC PILLIOT, PEDIATRE DEFENSEUR DE L'ALLAITEMENT MATERNEL

Source : Nord éclair, samedi 6 juin 2009

Pédiatre à Roubaix, le docteur Marc Pilliot est depuis toujours un homme engagé : président de l'ENVOL, l'association pour l'accueil et l'éveil du nouveau-né, ce Nordiste d'adoption est également à la tête de la Coordination française pour l'allaitement maternel (COFAM). En cette veille de fête des mères, il constate, intrigué, que les mamans ont de « moins en moins confiance en elles. » Rien d'étonnant dans une société où on leur en demande toujours plus.

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photo Sandrine Fraikin

Le docteur Pilliot est un ardent défenseur de l'allaitement maternel dont le premier bienfait, anti-infectieux, est souligne-t-il « archi prouvé » par de nombreuses études. Or, il reste encore beaucoup à faire pour le développer.

Vous présidez la Coordination française pour l'allaitement maternel (CoFAM). Qu'est-ce que c'est ?

Il y avait des accords internationaux pour que chaque état développe l'allaitement et en France, il ne se passait rien. Quelques professionnels avaient aussi entendu parler du label « Ami des bébés », décerné par l'UNICEF et l'OMS aux maternités développant une politique en faveur de l'allaitement maternel. Alors la CoFAM a été créée en 2000, pour promouvoir la semaine mondiale de l'allaitement maternel et faciliter les initiatives dans les maternités labellisées « Ami des bébés ». À partir de 2004, nous avons été sollicités pour sensibiliser les professionnels de santé sur l'allaitement autour de la naissance et amorcer une réflexion sur les pratiques mais en France, il y a du boulot.

Pourquoi ce militantisme ?

Je ne supporte pas les abus de pouvoir. Ça étouffe les enfants dans leur développement. Mais mon principal militantisme, c'est que les femmes qui ont envie d'allaiter puissent le faire.

Et quels sont les bienfaits de l'allaitement maternel ?

Sur le plan infectieux, ils sont archi-prouvés. Moins de diarrhées, d'otites, de mortalité infectieuse... Les bénéfices sont d'autant plus importants que l'allaitement est long. Il prévient aussi le diabète, des allergies, protège la maman du cancer des ovaires, de l'utérus ou de l'ostéoporose...

Encore faut-il pouvoir allaiter son enfant...

Oui alors j'informe, je conseille. Celles qui veulent continuer à allaiter en travaillant, je leur explique qu'elles peuvent dire à leur employeur qu'allaiter réduit de 30 % l'absentéisme, c'est moins de congés maladies ( rire). Par contre, celles qui allaitent longtemps, je ne vous dis pas les réflexions qu'elles entendent, notamment de la part de leur famille, du genre « Ton enfant ne va jamais se détacher de toi ».

Vous ne craignez pas de culpabiliser les mamans qui ne peuvent ou ne veulent pas allaiter, les « mères biberons » ?

Ce qui me choque, c'est que les mères sont amenées à faire un choix sans savoir. À la maternité, on leur demande seulement si elles veulent allaiter ou non. C'est une question fermée. Avant l'accouchement, bien en amont, on pourrait leur demander si elles y ont réfléchi, ce que ça implique... Il n'y a qu'un tout petit pourcentage de femmes qui ne peuvent réellement pas allaiter. Dans ce corps à corps avec le bébé, certaines peuvent craindre une trop grande fusion, une forme de cannibalisme... D'autres ne souhaitent pas allaiter leur premier enfant puis le font pour leur deuxième ou troisième enfant. L'accouchement et l'allaitement sont des chemins initiatiques. On découvre des choses sur soi.

Vous dites que les hôpitaux et maternités ne favorisent pas l'allaitement maternel. La France est-elle un cas particulier de ce point de vue ? 

C'est une spécificité française, en effet. On a eu des nourrices jusqu'au XIXe siècle, puis Pasteur et le lait stérilisé. En France, le féminisme a voulu positionner la femme à l'égal de l'homme. Ailleurs en Europe, le féminisme était identitaire. Les femmes disaient : « Nous voulons des droits mais restons des femmes ». Tout cela change ; grâce aux parents. qui lisent beaucoup, et grâce à la loi Kouchner qui a donné des droits aux patients.

Lire l'article intégral http://www.nordeclair.fr/Actualite/P_tits_dej_Nord_eclair/2009/06/06/marc-pilliot-pediatre-pour-ne-pas-quitte.shtml

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vendredi 17 octobre 2008

OFFRIR UN SERVICE A UNE JEUNE MAMAN

Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel

LE SOUTIEN AUX MERES : UN CADEAU EN OR, TOUT LE MONDE Y GAGNE !

Pour la SMAM 2008, la CoFam (Coordination Française pour l'Allaitement Maternel) a réalisé 12 bons-cadeaux "offrir un soutien" : l’occasion de mobiliser toute la famille et les amis pour offrir un soutien pratique à la nouvelle mère, en lui apportant un coup de pouce dans les tâches quotidiennes.

Voici un exemple de bon-cadeau

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J'offre un soutien cadeau

Les enfants dont les besoins sont satisfaits s'épanouissent et grandissent en bonne santé mais..

Elever un enfant cela concerne toute une communauté.

Dans l'histoire de l'humanité, la venue d'un bébé a toujours été accompagnée d'une mobilisation

de la famille et de la communauté, cela afin de soutenir les parents

pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes à cet enfant.

Voici donc un soutien concret pour que tu sois

plus disponible durant cette période importante de son développement.

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Après l'accouchement, les aides matérielles sont précieuses pour faciliter le quotidien des jeunes parents

(aller faire les courses, laver et plier le linge, garder les enfants plus grands, les amener à l'école, etc)

Pensez-y aussi comme cadeau de naissance !

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