2010_08_30_11

Que s’est-il passé aux rencontres du Tétou depuis ces derniers mois ?
Je prends enfin le temps de vous donner quelques nouvelles !

Mai

C. allaite son fils de 3 mois. C’est son troisième enfant. Elle se pose des questions car son bébé a tendance à tourner la tête pendant la tétée comme s’il voulait arrêter. Du coup elle ne comprend pas. Nous lui avons dit qu'il était possible que ce comportement corresponde à un besoin d'éliminer (pipi ou caca). Elle a observé depuis et elle a confirmé que l’attitude de son bébé était lié à ce besoin.

L’hygiène naturelle consiste justement à répondre aux besoins d’élimination du bébé : si la maman (ou le papa) détecte le signal de ce besoin, il s’agit de proposer au bébé de se soulager, en le tenant contre soi, les mains sous les plis des genoux en position de grenouille. Contrairement à ce que l’on pense et entend dire, les bébés sont parfaitement conscients de ces besoins aussi. Dans le cas de cette maman, répondre aux besoins d’élimination de son bébé permet d’éviter des difficultés qui auraient pu être mises sur le compte d’un « problème »  d’allaitement.
 
A. allaite sa fille de 10 mois et regrette qu’elle s'endorme le soir sans le sein… à la différence de son grand frère qui s'endormait en tétant. Chaque enfant et chaque allaitement sont différents, et c’est ce qui est le plus difficile à accepter, tant on a besoin de repère !
 
M. allaite son bébé d’1mois ½. C'est son premier enfant et elle a été surprise de la disponibilité que réclame l'allaitement. Elle regrette que personne de son entourage (famille, sage femme...) ne l'ai avertie du temps qu'il lui faudrait passer à s'occuper de son enfant les premiers temps. Il est important de dire que ce n’est pas tant l'allaitement qui est en cause que les besoins du nourrisson.
 
A. allaite son bébé de 5 mois. Elle a commencé la diversification. Le pédiatre est satisfait de la courbe de croissance de son bébé. Elle est venue à la rencontre du Tétou car elle avait besoin de parler des tétées de nuit et du sommeil.

Si le pédiatre est satisfait de la courbe de croissance c’est tant mieux, mais rappelons que la bonne santé du bébé ne repose pas uniquement sur cette sacro-sainte courbe : certains bébés « en dessous de la courbe » sont malgré tout en pleine forme et parfaite santé.
 
A. allaite son bébé de 3 mois qui souffre d’un reflux gastro-œsophagien héréditaire. La maman est informée sur le problème mais ce n’est pas toujours facile pour elle de voir son bébé rejeter son lait.

L’allaitement maternel est d’autant plus recommandé dans les cas avérés de reflux gastro-œsophagien car le lait maternel n’agresse pas la muqueuse digestive. C’est une information qu’il est nécessaire de diffuser car trop de professionnels de la santé estiment qu’un reflux nécessite notamment l’administration d’un autre lait que celui de la mère ou d’un épaississant, ou une diversification précoce, ce qui a pour effet un risque accru d’agression de la muqueuse œsophagienne.
 
A. allaite son bébé de 4 mois. Il réclame la nuit mais c’est moins un problème pour elle que pour son entourage.

Juin

A-S est enceinte de son 1er enfant, l’accouchement est prévu dans 2 mois. Le papa a déjà une expérience de l'allaitement car sa première fille, d'une première union, a été allaitée 10 mois. Il est soutenant et saura se charger des tâches matérielles pour soulager la maman. La future maman s’interroge sur le début de l'allaitement et se demande notamment si le bébé a un rythme dès la naissance. Elle se demande également comment elle pourra poursuivre l’allaitement lorsque son bébé entrera à la crèche.

A-L a largement entamé le sevrage de sa fille de 1 an. Elle souhaite mettre fin à l’allaitement car ce temps de la maternité lui a suffi, elle veut passer à autre chose.
 
M. allaite son deuxième fils de 18 mois. Elle souhaiterait avoir un autre enfant prochainement, et souhaite continuer d'allaiter pendant la grossesse et co-allaiter par la suite. Elle adore cette relation et elle est inquiète de voir son bambin s'intéresser de moins en moins au sein. Elle a peur du sevrage, elle n'est pas prête.

H. est enceinte de 8 mois de son troisième enfant. Son premier enfant, né prématurément, est décédé a 6 mois. Tout le temps de l’hospitalisation elle a tiré son lait mais elle aurait tant aimé lui offrir directement… Elle a allaité son deuxième enfant jusqu'à 8 mois et demi.

C. est enceinte de 8 mois. Elle habite au Pakistan mais elle est revenue en France pour accoucher. L’allaitement est une évidence pour elle et elle est sereine.

Juillet

L., auxiliaire puéricultrice, allaite sa fille de 9 mois mais n’a pas encore repris son travail.

L. allaite son fils d’1 mois ½ et tout se passe bien.

L., enseignante, peut à présent à présent profiter des vacances et continuer d’allaiter sa fille de 1 an.

C. allaite son fils de 13 mois de jour comme de nuit !

Août

C. est enceinte de 8 mois. Avec son compagnon, elle vient s’informer sur l’allaitement car elle a connu le Tétou durant l’entretien du 4ème mois. Elle-même a été allaitée (sa mère a allaité ses 3 enfants) et le futur papa est tout à fait favorable.

C. allaite son fils de 14 mois et souhaiterait trouver des solutions pour répondre aux réveils de nuits autrement qu’avec le sein. Elle ne veut pas le sevrer et ne veut pas appliquer la méthode du « laisser pleurer ». Elle a le projet d’un autre bébé et envisage le co-allaitement.

2010_09_27_10

Septembre

A-S allaite son bébé de 5 semaines et se pose des questions sur ce que signifie « l'allaitement à la demande » car elle trouve que son bébé a aussi besoin de ne pas être toujours en contact.

« Allaiter à la demande » est une expression que certaines mamans trouvent difficile à comprendre. En effet lorsque la demande se traduit par des comportements, des pleurs et des cris pas toujours facile à décoder, cela peut être déroutant… La relation qui s’instaure entre une maman et son bébé n’est jamais écrite nulle part, c’est un travail de tous les jours : parfois on comprend, parfois on ne comprend plus, accepter cela aide aussi, et au fur et à mesure que le bébé grandit la communication est plus claire, mais toujours avec des aller-retour. « Ecouter son instinct », « faire confiance à son bébé » sont d’autres expressions qui peuvent paraître vagues mais qui reposent sur l’écoute et l’observation, à la base de la relation.
 
C. allaite sa fille de 20 mois et voudrait savoir si un traitement à la pénicilline passe dans le lait maternel. Par ailleurs elle évoque également la pression de son entourage vis-à-vis de l’allaitement.

Les pénicillines sont des antibiotiques qui sont compatibles avec l’allaitement, sauf allergie connue. Il existe suffisamment de types d’antibiotiques différents pour qu’une femme qui allaite puisse se soigner sans renoncer à son allaitement : encore une information à diffuser !
 
M. allaite son fils de 21 mois. Elle se questionne entre autres sur la compatibilité des produits anesthésiants avec l’allaitement maternel car elle va prochainement se faire opérer des dents de sagesse.
 
N. est enceinte d’1 mois, c’est son quatrième enfant. Elle se pose beaucoup de questions sur l'énergie qui lui sera nécessaire pour vivre un allaitement pendant la grossesse voire un co-allaitement après la naissance, et s'interroge sur ses capacités à continuer d'allaiter dans ces circonstances.

A. est enceinte de 4 mois de son troisième enfant. Lors de son premier allaitement elle a eu des crevasses. Ancienne adhérente, elle revient au Tétou car cela l’avait beaucoup aidé.

C. est enceinte de 8 mois de son premier bébé. Elle vient s’informer mais n’a pas de questions particulières, les questions viendront certainement quand elle aura son bébé

N. est également enceinte de 8 mois, et c’est aussi son premier bébé. Elle se demande comment elle va faire pour allaiter en public, et si le papa acceptera.  Elle lui montre déjà des représentations de femmes qui allaitent pour s’assurer que cela ne le dérangera pas de la voir allaiter. Elle se demande également comment gérer les visites à la maternité. Une astuce d’une autre maman : mettre un panneau sur la porte quand elle allaitait son bébé pour ne pas être dérangée.

G. est enceinte de 3 mois de son deuxième enfant. Déjà venue au Tétou il y a quelques années, il lui semble important de se rapprocher à nouveau de l’association. Elle a analysé les obstacles qu’elle a rencontré lors de son premier allaitement et les partage avec nous. Elle a allaité son premier enfant 1 an sans difficulté mais sa reprise du travail vers 2 mois ½ a été difficile car à l’époque elle débutait aussi sa carrière (infirmière) et souhaitait poursuivre l’allaitement.

V. allaite son fils de 2 mois. C’est son troisième enfant. Il a des coliques, des selles vertes de temps en temps, se tortille, remonte ses jambes, est agité entre les tétées. Elle se demande si l’alimentation est en cause. Le portage le calme.

Au sujet des coliques en général et plus précisément du lien entre les coliques et certaines aliments, je vous renvoie sur l’excellent feuillet du Dr Jack Newman « les coliques et le bébé allaité ».

C. allaite sa fille de 7 mois son 3ème enfant. Elle devait reprendre le travail au début du mois mais a finalement différé cette reprise car son bébé refusait le biberon. Focalisée sur le fait qu’un bébé doit accepter le biberon, elle réalise maintenant à quel point ce n’est pas un passage obligé pour un bébé allaité qui commence à diversifier son alimentation.

C. allaite son bébé de 7 mois. C’est son 3ème enfant. Le bébé a été hospitalisé récemment pour couper son frein de langue jugé trop court. Les débuts de l’allaitement qui ont été difficiles sont peut-être dus à ce problème…

Octobre

E. allaite sa petite de 6 mois ½. En ce qui concerne les réveils de nuit, elle se demande si elle n’a pas tendance à répondre trop vite à la demande des tétées pour éviter les pleurs qui risqueraient de réveiller le grand frère.

S. est enceinte de 5 mois. Lors de l’allaitement de sa fille aîné, Le Tétou lui a apporté un soutien important c’est pourquoi elle revient. Son inquiétude actuellement porte sur l’avenir, sur la façon de s’occuper de ses deux enfants sans léser l’un par rapport à l’autre, en particulier sa fille qui a 6 ans et qu’elle ne veut pas rendre jalouse quand le bébé sera là.

V. allaite son bébé de 2 mois ½. Elle s’interroge sur les pleurs du bébé, sur le fait qu’une maman est censée en reconnaître le motif (faim, fatigue, etc).

Nous la rassurons sur ce sujet :  les mamans qui savent décoder les pleurs sont beaucoup moins nombreuses que ce qu’on croit, les mamans dans leur grande majorité tâtonnent pour comprendre les besoins de leur bébé. La communication n’est pas toujours facile mais le plus important réside dans l’attention que porte la mère à son enfant, sa chaleur, l’accueil de son bébé, et les tentatives qu’elle met en œuvre pour le comprendre.
ooo